Il se servit cette fois d'Eugène, un jeune ex-toxicomane, qui me raconta sa quête éperdue du bonheur, via toutes sortes de drogues, la méditation, l'appartenance à une secte, et comment Jésus l'avait délivré récemment, sans aucun effort de sa part, de tout (témoignage disponible sur K7 audio ou CD). On en vint à parler de mes propres expériences, et de ce qu'on vivait depuis que Dieu s'était manifesté: mes et nos rencontres avec astrologues, médiums et autres mouvements; nos séances de spiritisme, table tournante, pendule, divination, hypnose; comment, naïfs et inconscients d'avec quoi l'on jouait, on envoyait les esprits invoqués à l'hôpital pour guérir des malades du cancer!...
Alors Eugène avait ouvert la Bible, au livre du Deutéronome, chap. 18, versets 9 et suivants, lisant combien ces choses sont des pratiques abominables aux yeux de Dieu! Parce qu'elles nous mettent en contact avec le monde invisible mauvais, satanique et démoniaque, hostile à Dieu et aux hommes. Cette fois, les contours de la dualité toute spirituelle m'apparaissaient. Pouvais-je avoir été à ce point béni par Dieu et encore un jouet de l'invisible!?...
Après avoir prié, Eugène m'avait laissé une K7: le témoignage d'une jeune femme entraînée dans l'occultisme et la prostitution, ses combats invraisemblables pour être libérée des liens et de l'emprise de Satan... En écoutant je me mis tout à coup à pleurer, de façon incompréhensible, telle une source ouverte de larmes chaudes, douces, bienfaisantes, libératrices. Son histoire et ses luttes parfois terribles éclairaient la mienne, et Dieu, curieusement, m'accordait dans cet instant une extraordinaire détente, un nouveau rafraîchissement, comme pour m'assurer que sa grâce était là et serait là dans les moments difficiles qui allaient bientôt être aussi les miens.
A la fin de l'écoute en effet, je compris dans quelle galère je m'étais mis! ... par mes pratiques occultes; par mes livres même, qui pourtant parlaient de Dieu!? Par mon ignorance, par mon inintelligence de tout ce qui m'arrivait! Non, tout n'était pas réglé! Par une image ou vision intérieure, je me voyais sous une voûte sombre verdâtre, glauque, visqueuse, et je réalisais combien j'avais un réel besoin de Jésus! Je lui adressais une prière toute silencieuse, pas apprise ou préparée mais en prise directe avec l'instant et la situation.
Alors il continua à conduire. Un soir suivant, à l'église où Eugène m'avait invité, Roland Vivès (K7 ou CD de témoignage très intéressant) prêcha sur Josué, sacrificateur de Dieu que Satan accusait à cause de ses vêtements sales. (Zacharie chap. 3). Il ne me connaissait pas, mais il parlait vraiment pour moi, mettant en lumière ma condition à travers celle de Josué, la condamnation du diable qui était sur ma vie comme alors sur la sienne. Surtout Roland apportait la solution, proposait la délivrance (que Dieu offre quand c'est nécessaire à tout homme ou femme humilié(e) ou qui s'humilie).
Assis au premier rang, je tombais à genoux au pied de l'estrade, progressivement paralysé tout autour de la bouche, les épaules, les bras... C'était le début des prières de l'Eglise vivante et agissante, qui allaient m'arracher aux ténèbres, aux effets de mes fautes et de mes errements, Dieu se servant maintenant d'hommes ses serviteurs pour me conduire dans sa liberté...
Pendant ce temps au Pays-Bas, mon épouse avait été prise à fond dans le filet de la séduction. Quand elle revint, c'était pour faire ses valises et prendre notre fils avec elle pour rejoindre un homme "extraordinaire" qu'elle avait rencontré et avec qui elle avait décidé de poursuivre sa vie... à Oslo!
Je me souviens être tombé à genoux dans la chambre pendant qu'elle y prenait ses affaires, et les mains jointes avoir implorer Dieu de la retenir! ...Et elle était restée -m'expliquant par la suite comment elle avait vécu ce temps comme dans un rêve ou sur un nuage, comme droguée, oubliant pendant plusieurs jours tout ce qui faisait sa vie, complètement aveuglée par l'esprit qui dominait ce rassemblement, mais en même temps gardée de travers les plus terribles en plusieurs occasions.
Je réalisai que j'avais vraiment besoin d'être instruit dans la connaissance de Dieu et des réalités spirituelles, de voir plus clair dans cet antagonisme subtil qui se jouait et se tramait dans les coulisses de notre monde et de nos existences, entre le merveilleux réellement bienfaisant et la poudre aux yeux qui ne vise qu'à nous asservir, entre le vrai et l'imité, entre Dieu (qui a choisi de ne jamais s'imposer, parce qu'il est Amour et que l'amour ne le peut pas), et celui qui est le mal dès lors qu'il a cherché et cherche toujours à s'imposer à sa place et à s'assujettir nos vies par la séduction ou par la violence (ses deux fonds d'action principaux). Je devais comprendre ce que Dieu faisait et voulait, ce qu'était son moyen de délivrance, de salut, dont j'entendais maintenant parler, par lequel il pouvait nous -et pour me- sortir de ces ruses du diable et de sa domination insidieuse et perverse.
Le Seigneur tout-puissant employa encore Paul à cette fin, un missionnaire américain (des églises dites baptistes), rencontré à ce moment-là... c'est-à-dire pas par hasard! Paul et Lorraine avaient désiré venir à la maison chaque semaine, pour nous apporter leurs chants, leurs prières, leur amour et un enseignement biblique solide qui fut longtemps centré sur le salut par la personne et la mort de Jésus-Christ, et l'assurance qu'il nous faut en avoir. Paul insistait pour qu'on (mon épouse, moi et encore beau-frère et belle-soeur qui étaient en train de changer) saisisse par la foi que nous sommes sauvés dès lors que nous croyons que Jésus est Sauveur, sa mort ayant été acceptée comme un nécessaire sacrifice pour nos péchés, son sang les effaçant de la mémoire de Dieu dès l'instant qu'il intercède pour nous (maintenant qu'il est ressuscité), qu'on les confesse, qu'on s'en repent...
En ces jours-là je naissais donc spirituellement, d'en-haut, de Dieu comme dit la Bible (Evangile selon Jean chap.1, versets 12 et 13). Je devenais comme le papillon qui sort de la chenille, "nouvelle créature" (Jean, chap. 3 - 2Corinthiens, 5.17)... Mon c½ur, plusieurs fois éteint par les erreurs, les illusions ou les faux-pas, recommençait à brûler du feu de l'amour divin, notamment à l'écoute de la Parole de Dieu, cette Bonne Nouvelle de l'Evangile qui nous fait tout saisir des vérités et réalités véritables, nous avertissant aussi que si nous n'avons pas en nous cet amour, nous ne sommes rien, c'est-à-dire nous ne pouvons connaître Dieu et entrer dans son éternité...
Je me mis à apprendre comment être changé, comment revenir à Dieu quand je m'en éloigne, comment grandir spirituellement pour être établi dans une communion toujours plus permanente et intime avec lui... avec toujours le plus vif désir de le servir, convenablement surtout!
Rien ne se fait sans du temps, des études, des expériences, des tâtonnements et d'autres difficultés encore, mais toujours, une fois que nous avons le pied à l'étrier, dans le sens de notre formation (croissance et affermissement), et encore pour que nous ayons la joie de (quelques) victoires (que nous ne pourrions pas connaître s'il n'y avait pas d'adversités et d'adversaires). Et pour toutes ces choses, on peut encore avoir l'assurance que la force nécessaire vient de Dieu, et au(x) bon(s) moment(s); qu'on n'a donc pas à s'inquiéter, car il est un Dieu vivant et son secours, parfois même pas demandé ou inespéré, en est une preuve tangible.
Je dis maintenant que la gloire de Dieu, sa grandeur suprême envers nous, ce n'est pas de s'imposer (maintenant) à tout et à tous comme il aurait largement la capacité de le faire (ce qui ferait taire tout le monde!), ce n'est pas non plus de nous préserver de toutes les difficultés pour que nous ne vivions déjà que du bien et du bon (cela viendra, mais en un autre temps -qui arrive...), la gloire de Dieu est dans sa capacité à pouvoir retourner favorablement toutes situations mauvaises, qu'elles nous aient surpris ou que nous nous y soyons enfermés nous-même.
Une dernière anecdote, au sujet de mes livres. Dans ces moments-là, j'en vendais encore régulièrement plus de vingt par semaine, commandés par correspondance, ce que je ne pouvais absolument pas maîtriser. Quand je demandais à Dieu d'arrêter ça si ces livres étaient réellement un problème, le chiffre tomba à sept la semaine suivante. Demandant encore un signe plus radical, dès la semaine suivante il n'y eut plus aucune vente! C'était clair: je devais me défaire de ce qui m'en restait...
A CHACUN SON TOUR!...
Voyez-vous comment Dieu peut s'occuper de nous? Il nous connaît chacun, étant patient envers tous, sachant ce qu'il nous faut, où nous en sommes et encore nous accordant des aides nécessaires, avant même qu'on ait conscience de lui. (A plus forte raison si on l'invoque!).
Il y aurait de quoi développer et écrire encore beaucoup après des années de marche avec Jésus! Mais il y a déjà là de quoi apercevoir certaines des vérités fondamentales, trop souvent trop bien cachées, qu'il est crucial et vital (dans le sens de notre éternité) de connaître, dont ce besoin personnel et personnalisable de la grâce que Dieu accorde, non en raison des ½uvres ou mérites qui peuvent être les nôtres, mais à cause de son amour et du sacrifice incomparable -pour nous!- de Christ sur la croix.
Voici maintenant, si vous désirez vous-même avancer (répondre) à ce que vous percevez comme l'appel de Dieu pour vous, une trame pour aider à dire ce qui est nécessaire pour (re)trouver la paix avec Dieu, lui permettre de devenir "votre" Sauveur et "votre" Père, un puissant protecteur et dispensateur de vie éternelle:
-Dieu créateur du ciel et de la terre, je veux venir moi aussi à toi maintenant, tel(le) que je suis, souillé(e) par mon péché, captif(ve) à cause de ce que tu sais, et attiré(e) par ta grâce, désireux(se) de connaître une réelle intervention de Toi dans ma vie. Je te confesse ici ... (confessez déjà les péchés qui vous sont maintenant présents à l'esprit...), et je te demande humblement pardon pour mes fautes, pour mes offenses, mes manquements.
Merci de conduire s'il le faut, selon mon besoin, pour ma délivrance, et de guider mes pas jour après jour ici-bas dans tes voies. Oui, je crois que Jésus est mort sur une croix pour me sauver, qu'il a donné sa vie à la place de la mienne pour que le châtiment que méritent mes fautes ne m'atteigne plus, et pour que Satan perde de sa force et de sa ruse envers moi. Je veux désormais vivre et marcher avec toi Seigneur Jésus ressuscité, aussi je t'ouvre mon coeur pour recevoir de toi ton Esprit-Saint comme force pour ici-bas et comme vie éternelle en moi. Amen.
(N'hésitez pas, en cas de questions qui restent en suspens ou autre partage que vous désireriez, à me contacter par mel espritranquille@free.fr, ou d'aller vers d'autres chrétiens capables de vous accompagner dans ce chemin de la pleine vie...)
Que Dieu vous bénisse, à salut si vous n'êtes pas encore entré(e) dans cette relation toute spirituelle avec Dieu,
Bien cordialement, Claude
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